VeraCash a des projets pour l’avenir et espère lever des fonds

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Veracash, membre du Club Commerce Connecté, a été lancée en 2015 (voire en 2012 en tant que VeraCarte) par Jean-François Faure pour développer le paiement par or auprès des clients de sa filiale, AuCoffre.com.

Cette dernière compte 30.000 utilisateurs qui achètent, sur internet, des pièces d’or numérotées. C’est un moyen de placer de l’argent : « la valeur de l’or est globalement stable depuis 5000 ans« . Jean-François Faure la conçoit d’ailleurs comme « « une monnaie open source » que pourrait se réapproprier le grand public, sans intervention des Etats et de leurs politiques monétaires« .

La VeraCarte devenue VeraCash est donc une carte non-bancaire dont le paiement est adossé à de l’or mais aussi à de l’argent. Pour pousser ses clients à faire circuler l’or (« a génération de richesse vient de la circulation, il n’y a pas de valeur intrinsèque sans elle« ), VeraCash a prévu un système qui pénalise celui qui laisse dormir son or au-delà de 6 mois.

Aujourd’hui, VeraCash compte 14.000 utilisateurs qui détiennent 50 millions d’euros d’actifs en 2017. 1 million d’euros a été échangé entre ses utilisateurs.
30 personnes travaillent pour VeraCash qui a réalisé un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros en 2017.

Pour aller plus loin, Jean-François Faure souhaiterait lancer un « processus de blockchain [technologie de stockage et de transmission d’informations indépendante] via des boîtiers installés derrières les box Internet de nos utilisateurs, chacun embarquant un « nœud » de la blockchain. Cette couche de sécurisation a été doublée de la création d’une association d’utilisateurs qui sera garante de l’intégralité de la blockchain, ce qui veut dire que même si nous faisions un jour faillite, le système perdurera« .

Dans sa vision à court terme, VeraCash va rendre publique une Initial Coin Offering (ICO) pour financer son déploiement mondial. « L’ICO est une méthode de levée de fonds basée sur l’émission d’actifs numériques, les tokens, aussi appelés jetons. Ces tokens peuvent être achetés lors de la phase d’ICO lancée par une entreprise par exemple, grâce à des cryptomonnaies, puis échangés de pair à pair sans intervention d’un tiers« .

Pour développer ces fameux tokens, VeraCash espère lever au moins 10 millions d’euros. Ceux qui en auront un auront accès aux différents services de l’entreprise comme acheter de l’or et de l’argent moins cher ou encore pouvoir les payer avec des cryptomonnaies.

L’idée n’est pas de créer une cryptomonnaie propre mais un système qui aura sa propre valorisation puisqu’indépendant.

via La Tribune