Obvy sécurise le paiement entre particuliers

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Obvy est une application qui sécurise les paiements sur les plateformes de petites annonces. Fondée par Charles-Henri Gougerot-Duvoisin, Jérémy Di Méglio, Steve Llong-Taï et Laurent Vessière en juin 2017, la startup est depuis accompagnée par Unitec et par la pépinière éco-créative des Chartrons.

L’idée leur est venue en analysant le marché : plus de 30 millions de personnes font du commerce entre particuliers en France et on compte plus de 69 millions de transactions par an, selon le Baromètre 2016 du Commerce collaboratif de Primeminister.

Plusieurs plateformes existent, comme Leboncoin, Paru Vendu ou encore Facebook Marketplace. Face à la crainte des utilisateurs de se faire arnaquer, recevoir un chèque en bois ou de faux virements, Obvy présente sa solution.
Il s’agit d’une application permettant de placer l’argent nécessaire à un achat en sécurité, dans un coffre inviolable. « C’est ce qu’on appelle le cantonnement de fonds » ; cela sécurise le paiement tant pour le vendeur que pour l’acheteur.

En tant qu’acheteur, on récupère l’identifiant Obvy du vendeur, on place l’argent et, si la transaction se déroule sans accroc, on scanne le code reçu par le vendeur afin de débloquer l’argent placé dans le coffre. Le vendeur peut alors laisser l’argent sur son application ou le virer sur son compte bancaire.
L’aspect pécuniaire, souvent compliqué, est laissé de côté.

Les transactions peuvent aller de 1€ à 50.000€ et peuvent être annulées jusqu’à la dernière minute par les deux parties, sans frais.
« L’application offre aussi une traçabilité des ventes et achats, une sorte de ticket de caisse digital qui permet à un utilisateur lésé de se retourner« .

Obvy se différencie de PayPal en proposant ce service de cantonnement de fonds. La startup a déjà trouvé ses premiers clients : d’ici la fin du mois de mars elle sera intégrée dans une quinzaine de plateformes de marché, « dont l’une du top 3 français, ainsi que dans les petites annonces de certains médias« .

La startup bordelaise espère toucher 1% du marché français d’ici 3 ans et se voit déjà développer ses services à l’international, en Espagne et au Portugal.

via La Tribune