Aldébarande, roi du phygital

aldebarande phygital bordeaux activité conseil

Jeune startup originaire d’Angoulême et membre du Club Commerce Connecté, Aldébarande a été créée par Charles Bourinet. Celui-ci était alors spécialisé dans l’accompagnement des entreprises via le lean management (« méthode de recherche de la performance, autant en termes de réduction du coût de production que de la recherche d’une qualité et d’une productivité optimale« ).

Il conseillait des organismes comme la Sécurité Sociale ou encore des banques et assurances. Ces expériences lui ont permis de fonder Aldébarande. A départ, petite société de conseil en management d’entreprises via leur back office.

Charles Bourinet l’avoue : « nos clients, qui sont de grandes sociétés, nous ont amené doucement à développer des expériences complémentaires avec le client, une autre manière de communiquer avec le back-office de l’entreprise, sous une nouvelle forme« . Aldébarande joue alors avec le fonctionnement interne des entreprises, la communication et le marketing.

Depuis, un nouveau virage a été pris et Aldébarande se concentre sur un nouvel axe de travail : le phygital. Charles Bourinet dit qu’il s’agit d’une « manière de transformer le réel en y ajoutant tous les avantages des outils du digital. Depuis qu’internet est arrivé, la relation au commerce a considérablement changé. Le consommateur a le choix : soit il va dans les commerces et c’est assez limité, soit il va sur internet qui démultiplie le champ des possibles. Notre travail c’est de réenchanter les espaces de vente pour créer de vraies innovations, de vrais espaces complémentaires afin que ceux qui sont venus dans ces magasins puissent vivre quelque chose qu’internet ne pourra pas leur donner« .

Pour adapter cette « théorie » au réel, Aldébarande utilise des systèmes tactiles, multisensoriels qui apportent du web et de la 3D. Il peut s’agir d’une vitrine connectée qui donne accès à des jeux vidéos ou jeux dans l’univers de la marque par exemple. Il peut également s’agir de capsules qui déclenchent des ordeurs, des douches audio diffusant des sonorités ciblées. Ou encore un frigo tactile et digital à écran transparent. Aldébarande peut déjà se vanter d’avoir une cinquantaine de clients dans son portefeuille, d’où la diversité des produits proposés.

Pour le moment la société ne fait pas dans le « big data », c’est à dire qu’elle ne capte pas et ne collecte pas les données de ses utilisateurs. « Mais ça va nous être demandé bientôt par nos commanditaires du marketing qui veulent, de plus en plus, connaître leurs clients. On ne récolte pas des informations sur les gens hormis celles qui nous sont données dans un but particulier. […] Je pense qu’il est nécessaire d’essayer de limiter le plus possible le besoin de fichage et de Big Brother. Je n’ai pas envie de tracer les gens, mais je suis obligé à un moment d’avoir quelques éléments. Mes clients demandent aussi à connaître leurs propres clients ou prospect afin de les contacter« .

L’un des gros secteurs d’activité d’Aldébarande, c’est le luxe et les vins et spiritueux. Il s’agit d’une source financière importante dans la région et qui permet, en plus, aux systèmes de la startup de se diffuser et de se démocratiser dans le secteur du luxe.

Une partie de l’équipe s’installe actuellement dans les bureaux du nouveau Village des startups du Crédit Agricole à Bordeaux. 3 à 5 personnes seront recrutées prochainement.

via Aqui-Bordeaux-Métropole