Il faut sauver les commerces des centres-villes

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L’association « Centre-ville en mouvement », fondée en 2005, a récemment alerté le Président de la République sur la désertification rapide des centres-villes et lui ont demandé d’en faire la « grande cause nationale » pour l’année 2018.

On en parle depuis un moment mais le phénomène semble s’accélérer avec la métropolisation, la concentration des personnes et des emplois autour des grandes villes. « Aujourd’hui, 60 % des centres-villes ont un taux de vacance commerciale supérieur à 10 %. En 2001, ils n’étaient que 10 %« .

Bordeaux fait partie des 15 villes qui résistent, tout comme Lyon ou toulouse. Des villes touristiques comme Biarritz ou La Rochelle font également barrage.

Plusieurs « maux » expliquent la désertification des centres-villes : le e-commerce, les soucis de stationnement, la multiplication des rues piétonnes, les loyers trop élevés ou encore (et surtout) les grands centres commerciaux.

En effet, l’installation des centres commerciaux se fait le plus souvent en périphérie des villes. Rien que pour l’année 2016, le volume des surfaces commerciales a augmenté de 22%, au dépens du petit commerce de proximité.

L’association Centre-ville en mouvement et Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, souhaitent mettre à disposition des fonds pour aider les commerces de centre-ville à se revitaliser.

Pour les élus il s’agit d’imaginer la ville du futur et de concentrer leurs investissements sur les aménagements urbains et les animations de centre-ville pour éviter la perte d’attractivité et de population.

Selon Alain Rousset, « Les évolutions sociétales nous sont favorables. Les nouvelles générations préfèrent acheter des produits locaux et vivre en ville« . En effet, selon une étude de CSA, 65 % des 18–24 ans se disent attachés à leur centre-ville.

via Sud Ouest